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Plaisir de lire

Plaisir de lire

Par MARIANNE SANDEVOIR, publié le jeudi 5 octobre 2017 10:29 - Mis à jour le vendredi 6 octobre 2017 10:39

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'actualité du monde des livres

 

  • L’accessibilité aux livres pour les personnes en situation de handicap fait l’objet de multiples initiatives. Pour autant,...
    L’accessibilité aux livres pour les personnes en situation de handicap fait l’objet de multiples initiatives. Pour autant, déplore la députée Nadia Essayan (Mouvement démocrate — Cher), sur l’ensemble de la production française, les ouvrages adaptés sont encore bien peu nombreux. Franck Riester lui répond.

    Mes Mains En Or - Congrès ABF 2016 à Clermont-Ferrand
    ActuaLitté, CC BY SA 2.0

     
    La députée avait déjà interpellé Jean-Michel Blanquer, à l’Éducation, sur la disponibilité de manuels scolaires pour les aveugles. Dans son interrogation, elle se demandait si l’école de la République n’en venait pas à opérer une discrimination. Le manque d’offre, en dépit des efforts réels, pose de multiples problèmes pour le secteur scolaire. Mais pas tant, lui avait alors répondu le ministre...

    C’est en substance à la même question que celle posée à l’Éducation nationale, que Franck Riester, nouveau locataire de la rue de Valois, s’est mis en devoir de répondre. 
     

    Offre et catalogue à revoir


    « Comment expliquer aux près de 1 700 000 déficients visuels français que, face à la pénurie d’ouvrages accessibles et au recul du braille, le sujet de l’édition adaptée qui impacte 4 ministères différents n’ait pas été retenu parmi les chantiers prioritaires du comité interministériel du handicap alors qu’il nécessite une volonté politique », relevait en effet la députée.

    D’ailleurs, le rapport de décembre 2016, porteur de 26 recommandations ne semble pas non plus avoir abouti à des développements majeurs. Ce dernier, intitulé « Les structures ayant une activité d’adaptation des œuvres au bénéfice des personnes en situation de handicap », concernait pourtant bien trois ministères : Santé, Culture et Éducation nationale.

    Mais pour Franck Riester, il y a erreur : l’accès au livre et à la lecture « constitue une priorité gouvernementale », qui a fait l’objet d’une réunion début octobre. Et de son côté, son ministère fait des efforts, souligne-t-il. 
     

    Livre numérique et habilitations de bibliothèques


    D’un côté, il évoque le soutien à l’EDRLab, qui, au niveau européen, travaille à la création du format EPUB3, pour les livres numériques. Mais également d’une mesure technique de protection et d’une solution de lecture. 

    À ce titre, et dans le cadre des 26 recommandations du rapport, Valois « anime, en lien avec l’association BrailleNet, un groupe de travail pour la certification des livres numériques accessibles en format EPUB3, incluant les acteurs du domaine scolaire ». Et surtout, un comité de pilotage interministériel a été mis en place, pour travailler à l’édition nativement accessible. 

    « Le rôle de ce comité de pilotage sera d’affirmer un consensus autour d’une stratégie commune, de s’accorder sur un calendrier, des objectifs opérationnels et une méthode de travail, puis de réaliser un bilan périodique des actions entreprises et des progrès réalisés », relève le ministre.

    Enfin, et toujours, s’inscrivant, dans le respect des propositions du rapport, le ministère projette l’ouverture de 300 bibliothèques territoriales ou universitaires, d’ici avril 2020. Ces dernières seront habilitées dans le cadre de l’Exception handicap au droit d’auteur.

    Non seulement elles pourront accueillir des publics « souffrant de troubles de la lecture et des apprentissages », mais surtout l’habilitation « permet à tout organisme de communiquer à leurs publics empêchés de lire des fichiers numériques adaptés, déposés et mutualisés sur la plate-forme Platon, gérée par la Bibliothèque nationale de France ».
     

    Marrakech, trois minutes d'arrêt


    Pas un mot en revanche sur la tentative du ministère de limiter l’accès au livre pour aveugles et malvoyants, dans le cadre du traité de Marrakech. Ce dernier avait en effet exprimé l’envie d’ajouter des restrictions, qui empêcherait la saine application du traité.
    Un projet de décret transposant la directive 2017/1564 du 13 septembre 2017 correspondant au Traité de Marrakech intégrait l’obligation, pour les organisations et structures concernées par les dispositions du texte, d’être agréé par le ministère. De quoi se demander si l’esprit du Traité avait bien été saisi. 

    L’association des Bibliothécaires de France avait vivement réagi, réclamant une application « complète et sans limitation ». Et demandait que la disposition disparaisse, corps et bien. 
  • Qu'en est-il cinquante ans après sa disparition ? La Maison des écrivains et de la littérature, le Musée national Eugène...
    Qu'en est-il cinquante ans après sa disparition ? La Maison des écrivains et de la littérature, le Musée national Eugène Delacroix, la Société des lecteurs de Jean Paulhan et l'IMEC s'associent afin de rendre hommage à l'écrivain, critique littéraire et éditeur Jean Paulhan.
     
    Jean Paulhan (atelierpdf - CCY BY 2.5)


    Quel rôle intellectuel joua Jean Paulhan ? Comment ses contemporains jugèrent-ils son œuvre au moment de sa mort, le 9 octobre 1968 ? Cinquante ans après, et à l’heure où paraissent deux volumes de ses textes critiques, personnalise-t-il le mythe du critique, et du « parfait critique » ? C'est à ces questions que s'efforceront de répondre les invités du Musée Eugène Delacroix, le mardi 18 décembre. 

    Cette soirée propose de visionner le documentaire de Jérôme Prieur, « Jean Paulhan ou Le Don d’ubiquité », d’écouter les souvenirs de Jean-Claude Zylberstein, qui connut bien Jean Paulhan à la fin de sa vie. Puis, Patrick Kéchichian, Bernard Baillaud et Muriel Pic développeront chacun leur vision d’un Jean Paulhan en homme timide et intimidant, cherchant le sacré à travers l’art moderne, et les formes de l’animalité parmi ses contemporains.
     
    Deux jeunes universitaires, Clarisse Barthélémy et Camille Koskas, qui viennent de soutenir leurs thèses sur Jean Paulhan, parleront de leurs travaux et recherches dans ses archives, conservées à l’IMEC, et du « Labex HyperPaulhan » dont elles sont maîtres d’œuvre. Enfin, on entendra la voix de Jean Paulhan, grâce à la diffusion d’un extrait de l’enregistrement de ses « Entretiens avec Robert Mallet » (1952-1953).

    Pour assister à l'exposition, rendez-vous le mardi 18 décembre, au 6 rue de Fürstenberg – Paris 6, à 17h. L'accès est gratuit sous réservation. Vous trouverez des informations complémentaires ici
  • À Paris, dans le 8e arrondissement, la librairie Fontaine Haussmann a perdu sa vitrine lors de la manifestation du samedi...

    À Paris, dans le 8e arrondissement, la librairie Fontaine Haussmann a perdu sa vitrine lors de la manifestation du samedi 8 décembre dernier : un pavé a fendu la devanture avant qu'un coup de poing d'un individu ne termine la destruction. Aucun vol n'est à déplorer, nous précise le gérant, Philippe Aubier.





    La librairie était fermée, « comme tous les commerces du quartier », mais, ce samedi 8 décembre, la large vitrine de la boutique de Philippe Aubier n'a pas échappé à la manifestation et à l'un de ses dérapages. Un pavé a d'abord fendu la grande vitrine, de 4 mètres sur 5, avant qu'un autre choc ne vienne la faire s'écrouler. Heureusement, aucun blessé n'est à déplorer.

    « C'est vraiment la vitrine qui était visée, et ce n'est que de la casse, nous n'avons pas de vol à déplorer », explique le gérant de la librairie, qui ne veut pas faire de ce verre cassé un symbole ou une attaque envers sa librairie. « J'ai vu des casseurs, qui sont venus piller l'opticien à côté, et on va dire qu'ils ne sont pas vraiment motivés par l'idée de voler des livres », remarque le libraire.




    C'est surtout l'activité de la librairie qui se retrouve en difficulté depuis quelques semaines : les deux derniers samedis ont vu l'enseigne fermée, ainsi que le matin du dimanche 9 décembre, pour sécuriser le magasin. D'ici Noël, le libraire espère désormais limiter les pertes sur le chiffre d'affaires. Quant à la vitrine, elle restera remplacée par des panneaux de bois jusqu'au moment où il sera possible « d'avoir une idée de la suite des manifestations ».
    En fin de semaine dernière, le Syndicat de la Librairie Française (SLF) a sonné l'alerte, prévenant que le mouvement des Gilets jaunes avait un impact négatif sur l'activité de la librairie. Si certains libraires, dans des centres-villes, font en effet état d'un chiffre d'affaires en berne après plusieurs samedis de fermeture, d'autres relativisent l'impact du mouvement social sur leur activité.
  • Ce lundi 10 décembre, le jury de cette première édition du prix littéraire Jacques Lacarrière, réuni à l’Institut du monde...
    Ce lundi 10 décembre, le jury de cette première édition du prix littéraire Jacques Lacarrière, réuni à l’Institut du monde arabe et présidé par Gil Jouanard, a récompensé l’auteur malgache Jean-Luc Raharimanana pour son livre Revenir, paru aux éditions Rivages en mars 2018.
     
    Jean-Luc Raharimanana (brigetoun - CCY BY 2.0)

     
    Hommage au métissage et à la paix, cri de détresse et d’espoir, ce roman aux frontières de l’autobiographie est une déclaration d’amour à Madagascar et à la littérature.

    « Je me réjouis que le jury se soit accordé sur un livre d’une si grande qualité littéraire et où l’on retrouve l’essentiel de l’univers de Jacques Lacarrière et de ses préoccupations. Jacques se disait non pas « engagé » mais « engagé dans sa vie et dans son époque ». Les pages magnifiques de Revenir sur la nature, la façon dont l’auteur, à travers un destin personnel, rencontre l’essentiel, écrit sur l’exil, le métissage, l’amour, la poésie sont en résonnance avec le monde de Jacques Lacarrière, et l’agrandit encore » a déclaré Sylvia Lipa-Lacarrière, l'épouse de Jacques Lacarrière, lors de la remise du prix. 

    Jean-Luc Raharimanana, né à Tananarive en 1967, est un écrivain malgache de langue française. Romancier, essayiste et poète, Raharimanana est également auteur de pièces de théâtre, de contes musicaux et metteur en scène. Dans un style violent et lyrique, il y décrit la corruption et la pauvreté qui sévissent sur son île, avec des rappels sur la douloureuse histoire du pays.

    Plusieurs de ses œuvres ont été traduites en allemand, anglais, italien et espagnol. En parallèle de ses publications et créations théâtrales, il est directeur de la collection Fragments aux éditions Vents d’Ailleurs. Conférencier et traducteur, il sillonne le monde pour parler écriture et littérature.
     
    Le prix littéraire Jacques Lacarrière distingue tous les deux ans un texte francophone de grande exigence littéraire, prolongeant l’esprit de l’écrivain. Il couronne l’auteur(e) d’un récit, roman, recueil de nouvelles, de poésie ou essai qui ouvre sur le monde sous le signe du partage. Un prix protéiforme, à l’image de l’œuvre laissée par Jacques Lacarrière.

    Le jury du prix est présidé par Gil Jouanard, écrivain, président de l’association Chemins faisant. Il est composé des membres suivants : Marie-Hélène Fraïssé, auteure et productrice à France Culture, Christian Garcin, écrivain, Sylvie Germain, écrivain, Élie Guillou, chanteur, poète, Sylvia LipaLacarrière, comédienne, déléguée artistique de l’association Chemins faisant, Valérie Marin La Meslée, auteure, journaliste littéraire au magazine Le Point, Abdourahman Waberi, écrivain, Bérangère Mérigot, directrice par intérim de la bibliothèque départementale de Saône-et-Loire.
    Le prix permet au lauréat de profiter d'une résidence littéraire à Bibracte, en Bourgogne, agrémentée pour l’édition 2018 d’une aide à la création de 3000 € (partagée à part égale entre Bibracte et la BDSL) et de dotations en nature sous la forme d’une prise en charge des frais de séjours pour la durée de la résidence. Durant l’année 2019, la résidence a pour vocation d’offrir au lauréat un cadre de travail favorable à la création, dans un lieu patrimonial unique dédié à la recherche archéologique.

    Les deux autres finalistes de cette édition étaient :

    • Victor Pouchet, Pourquoi les oiseaux meurent (Editions Finitude).  
    • Bruno Pellegrino, Là-bas, août est un mois d’automne (Editions Zoé).


    Retrouver la liste des prix littéraires français et francophones
  • La lecture, oui, mais pour quoi faire ? Pour comprendre le monde et s’y ouvrir. Un exemple ? Bien entendu : une édition...
    La lecture, oui, mais pour quoi faire ? Pour comprendre le monde et s’y ouvrir. Un exemple ? Bien entendu : une édition datée de 1688, du livre Confusion de confusiones, écrit par Joseph Penso de la Vega. Qui vient de partir aux enchères pour 300.000 $...


     

    Ce manuscrit n’est pas tout à fait anecdotique – outre son prix de vente. En effet, Joseph était un Juif séfarade originaire d'Espagne, qui résidait aux Pays-Bas. Or, implanté dans le pays, le voici parti dans la rédaction d’un traité permettant à d’autres immigrants de comprendre le marché... boursier de l’époque. 

    Un ouvrage destiné avant tout à la communauté séfarade, qui se lit comme un guide et une présentation à l’attention des nouveaux arrivants du XIIe siècle. Et surtout, un ensemble de recommandations pour éviter de verser dans des pratiques marchandes qui ne seraient pas parfaitement honnêtes.

    Le document est présenté sous la forme d’une série de dialogues réunissant plusieurs personnages : un philosophe, un marchand, un actionnaire. 
    Selby Kiffer, spécialiste international du département livres et manuscrits de Sotheby, qui organise la vente, explique que Josepho voulait manifestement avertir son lecteur, que des personnes malintentionnées, même aux Pays-Bas, tenteront d’abuser de toute forme de crédulité.

    Peut-être encore d’actualité, il faut vérifier... La vente, elle, se tiendra le 17 décembre.


    via Time

Ressources

► Emission de France 3

Un Livre, un jour

 

 ► L'actualité littéraire :

Evene

 

► Les boloss des belles lettres ou la littérature autrement

Résumés d'oeuvres classiques et contemporaines, librement adaptées

 

 

 ► Un outil révolutionnaire

 

 

► Madame Bovary de Gustave Flaubert, raconté par Jean Rochefort