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Plaisir de lire

Plaisir de lire

Par MARIANNE SANDEVOIR, publié le jeudi 5 octobre 2017 10:29 - Mis à jour le vendredi 6 octobre 2017 10:39

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'actualité du monde des livres

 

  • Très attendu ce 26 mars, le vote au Parlement européen de Strasbourg. Une journée historique pour la culture et l’Europe,...
    Très attendu ce 26 mars, le vote au Parlement européen de Strasbourg. Une journée historique pour la culture et l’Europe, indiquent les partisans du texte qui a été adopté. Et tout un chacun de saluer une réforme considérée comme équilibrée dans les règles d’utilisation des contenus culturels sur internet…

     

    “Respecter nos préférences collectives”


    Franck Riester remercie les députés pour ce vote : « Cette directive comporte des avancées décisives et marque un premier pas vers une plus grande responsabilisation des plateformes. Le message porté par l’Union européenne est clair : tous les acteurs qui interviennent sur le marché européen doivent respecter nos préférences collectives, qu’il s’agisse du respect du droit d’auteur ou des règles fiscales. »

    Et de préciser : « L’adoption de la directive est une importante victoire pour les artistes, les journalistes, les entreprises européennes et les citoyens européens. C’est aussi une victoire pour l’Union européenne, car elle symbolise notre capacité à défendre nos intérêts et nos valeurs de manière collective. En se dotant d’un cadre juridique fort, l’Europe s’inscrit pleinement et résolument dans la révolution numérique tout en préservant sa souveraineté culturelle. » 

    Reste à définir s’il s’agit bien là du signe « d’une Europe unie, d’une Europe qui protège, d’une Europe qui défend son identité et sa diversité culturelle ».
     

    Les sociétés d'auteurs


    « Si l’Union européenne, souvent en désamour avec ses citoyen.nes, doit se réinventer, la culture en est certainement le premier vecteur. Cette victoire n’est cependant qu’une étape. Les adversaires de la création et du droit d’auteur ne manqueront pas d’œuvrer, dans le cadre de la transposition de cette directive, pour mettre en échec cette réforme », indique la SCAM dans un communiqué. 

    Pour l’ADAGP, ce texte impose aux eurodéputés « de négocier et trouver des accords avec les créateurs, notamment par le biais des sociétés d’auteurs, afin de reverser des rémunérations justes et proportionnées. La directive rétablit pour l’avenir une situation plus équitable dans un marché numérique européen où le poids économique considérable des GAFAs éclipsait peu à peu les droits des créateurs. »

    L'organisation conclut : « La mobilisation, depuis quatre ans, des créateurs des arts visuels, en France et dans toute l’Europe, a permis ce vote historique que nous saluons aujourd’hui. Gageons que, grâce à cette régulation, l’Internet de demain sortira, contrairement à ce qui avait été prétendu par les adversaires du droit d’auteur, plus riche et plus juste. »

    Plus pragmatique, la SGDL pose les bases des droits ainsi reconnus et encouragés par la directive : le droit des auteurs à percevoir une rémunération appropriée et proportionnée, la possibilité de renégocier les conditions de rémunération des auteurs en cas de succès commercial, la généralisation du recours à des licences d’exploitation, un meilleur partage de la valeur et l’accès aux œuvres à des fins de recherche et d’enseignement.
     
    Elle poursuit : « C’est le début d’un internet européen profondément respectueux des droits des créateurs. Mais cette étape importante ne suffit pas. Il convient de rester vigilant pour que la transposition dans la loi française de cette directive ne soit pas mise en échec par les adversaires du droit d’auteur. Une immense campagne de désinformation a été menée ces derniers mois par les géants du net pour déstabiliser le vote. La SGDL tient à remercier vivement tous les députés mobilisés en dépit des attaques virulentes de ceux qui ont tout intérêt à ne pas vouloir d’un avenir dans lequel les fournisseurs de contenus seront obligés de partager le fruit de la valeur générée par les créateurs. »
     

    France et Europe : des éditeurs comblés


    C’est accompagné d’un dessin de Plantu, offert aux éditeurs à l’ensemble des créateurs que le Syndicat national de l’édition a salué ce vote (en illustration). 

    « Les députés européens ont prouvé la capacité de l’Union européenne à adapter le Droit d’auteur à l’environnement numérique et reconnu le Droit d’auteur comme un pilier de la création. En votant OUI à la Directive sur le Droit d’auteur, ce mardi 26 mars 2019, ils favorisent l’accès de tous à la création tout en respectant les droits et la rémunération des créateurs », indique le SNE.

    De son côté, le président de la Fédération européenne des éditeurs, représentant 29 associations nationales d’éditeurs, Rudy Vanschoonbeek, tient pour sa part à remercier tous les députés « qui, par le vote d’aujourd’hui, ont apporté un réel soutien aux créateurs européens et ont franchi une étape importante pour assurer un avenir de diversité et d’innovation dans les secteurs de la création ».

    Il ajoute : « Cette directive, la plus contestée que j’ai jamais vue, modernisera le droit d’auteur et apportera de la certitude aux parties prenantes dans plusieurs domaines importants. Nous devons travailler maintenant au niveau national pour préparer la mise en œuvre sur la base d’une coopération entre les différents acteurs. »

    Pour Philippe Masseron, Directeur général, gérant du Centre Français d’exploitation du droit de Copie  : « Contrairement à ce qu’ont soutenu ses détracteurs, l’adoption de ce texte va permettre toujours plus de diversité à la création. Elle renforce les droits des créateurs et de tous les ayants droit en leur assurant une juste rémunération lorsque leurs contenus et créations sont exploités tout en préservant les droits légitimes des utilisateurs des réseaux numériques. »

    Il estime que la création « du droit voisin de l’éditeur de presse constitue une avancée sans précédent qui permettra au CFC d’élargir son action au service de la presse dans son ensemble. Les actions mises en œuvre dans le cadre du droit d’auteur par le CFC se verront confortées et dynamisées au bénéfice des ayants droit ».
     

    Cassandre, jamais écoutée, toujours confirmée


    Il ne fallait en revanche pas attendre de la Quadrature du Net qu’elle cautionne l’adoption, et son discours fait douloureusement contrepoint — plus argumenté par ailleurs — aux réjouissances collectives. « Croyant agir au nom de la défense des auteurs et de la liberté de la presse, l’Union européenne vient au contraire de renforcer la dépendance de l’industrie de la culture et de la presse aux géants du Web, Google et Facebook en tête. »

    Et de poursuivre : « Le texte adopté impose notamment à une partie des acteurs du Web — les plateformes centralisées et lucratives — une obligation de filtrage a priori des contenus protégés par le droit d’auteur (article 13, devenu article 17). Il crée également de nouveaux droits pour les éditeurs de presse, en forçant les plateformes à les rémunérer pour toute utilisation de leurs contenus (article 11, devenu article 15). Nous le répétions encore la semaine dernière : ces dispositions ne pourront entraîner que de graves restrictions de la liberté d’expression et de l’accès à l’information. »

    Aucune perspective d’équilibrage des forces à attendre, vis-à-vis des géants du net : « Elles ne conduiront qu’à leur déléguer encore plus de pouvoir. Ces derniers doivent d’ailleurs voient sûrement avec plaisir l’ouverture d’un nouveau marché très porteur, celui des filtres automatiques. Déjà leaders sur ce sujet, les géants ne seront sûrement pas mécontents de le voir institutionnalisé et consacré par l’Union européenne. »

    Et de pointer sans fioritures : « D’où vient l’argent que convoitent tant les industries de la presse et de la culture ? Du marché de la publicité ciblée qu’exploitent depuis plusieurs années les GAFAM en toute illégalité, et qui est entièrement fondé sur la surveillance généralisée de nos comportements sur le Web. » 

    La Quadrature conclut : « Ainsi, l’Union européenne préfère promouvoir des outils de filtrage automatique, dans une logique de toujours plus de censure, de toujours plus de surveillance, au lieu de se pencher sur d’autres réformes et d’autres solutions plus adaptées au monde numérique et surtout plus respectueuses de nos libertés. »
  • Selon l'éditeur allemand Bertelsmann, les mémoires de Michelle Obama, Devenir (Becoming en anglais, traduit en français...
    Selon l'éditeur allemand Bertelsmann, les mémoires de Michelle Obama, Devenir (Becoming en anglais, traduit en français par Odile Demange et Isabelle D. Taudière chez Fayard), pourraient devenir l’autobiographie la plus vendue de tous les temps. Ce best-seller offre un joli tremplin pour le futur livre de son mari, Barack Obama, qui devrait raconter ses deux mandats de président à la Maison Blanche.

    Michelle et Barack Obama - domaine public
     
     

    17,7 milliards € de chiffres d'affaires en 2018


    Pour rappel, la maison d'édition Bertelsmann détient aujourd'hui 75 % de Penguin Random House, l'actuel éditeur de l'ancienne Première dame américaine. Ce dernier, très confiant concernant le succès de l'ouvrage, a donné une avance de 60 millions de $ à Michelle Obama. Pari réussi, étant donné que le livre s'est vendu à plus de 10 millions d’exemplaires depuis sa parution en novembre.

    « Cela en fait notre succès créatif le plus notable de l'année dernière », a souligné Thomas Rabe, directeur général de Bertelsmann, lors d'une conférence de presse. La maison d'édition a également révélé une augmentation de 2,8 % de son chiffre d'affaires, qui s'élève à 17,7 milliards € en 2018, le plus haut depuis 2007. La division Penguin Random House, de son côté, a enregistré une hausse de 1,3 % de son chiffre d’affaires.
     

    Une stratégie à long terme pour rivaliser avec Apple TV


    L'entreprise familiale Bertelsmann vise également à s'étendre dans les domaines de la télévision, de la musique et des magazines. Cependant, elle doit faire face à de gros concurrents, dont Apple, qui a dévoilé récemment son nouveau service de télévision et d'articles par abonnement : Apple TV et Apple News.

    Un journaliste du magazine Reuters a demandé au directeur général s'il comptait mettre à disposition ses magazines sur Apple News +. « Si ce kiosque atteint un certain poids et que les conditions sont réunies, je ne vois pas pourquoi nous ne devrions pas y jeter un coup d'œil ». 
     
    Néanmoins, Thomas Rabe compte sur sa filiale télévisuelle RTL Group et préfère adopter une stratégie sur long terme : développer les services de vidéo à la demande et parier sur le contenu local pour attirer les téléspectateurs sur les marchés européens.

    « J'ai dit il y a plusieurs années que nous ne ferions pas de gros investissements - avec 500 millions d'euros, nous atteignons la limite supérieure. Nous nous sentons très à l'aise et n'avons pas besoin de capital ».

    L'année dernière, sur un total d'investissements de 1,5 milliard € (1,7 milliard $), un tiers a été dépensé pour des acquisitions. L'un des achats majeurs de l'année 2018 reste le site américain d'éducation en ligne OnCourse Learning.
     
    Récemment, les éidteurs de Penguin Random House ont déclaré qu'ils éditeront le prochain ouvrage de l'ancien Président américain, Barack Obama. Tout comme sa femme, il publiera des mémoires mais seulement pour relater ses deux mandats à la Maison Blanche. Pour le moment, aucune date de sortie n'a été communiquée. L'éditeur Bertelsmann espère néanmoins le publier cette année.

    via Reuters, Bertelsmann.
  • La bibliothèque publique de Mountain View en Californie a lancé un nouveau projet pilote : le Book Bot. Ce petit robot...
    La bibliothèque publique de Mountain View en Californie a lancé un nouveau projet pilote : le Book Bot. Ce petit robot est chargé de se déplacer dans des quartiers dits de zone test pour faciliter ses résidents à rapporter les livres et autres documents empruntés à la bibliothèque. Mais mauvaise nouvelle pour les plus oisifs de nos homologues américains, le Book bot ne prend pas encore en charge l’option « livrer les documents ».

    Photo du Book bot, via facebook

     
    Book bot est l’une des nombreuses applications de dispositifs de livraison personnels développés dans le cadre d’un projet de l’atelier expérimental Zone 120 de Google. Peu étonnant donc que ce projet soit lancé dans la ville où siège le géant américain. 

    « Pour le moment, nous voulons simplement savoir comment ça fonctionne, quels types de problèmes nous pouvons rencontrer », a déclaré Christian Bersch, responsable du projet. «Il est toujours en phase de développement. »

    Le dispositif expérimental ne fonctionnera que pendant 9 mois à raison d'un seul jour par semaine, le jeudi, de 11 h à 20 h. Si le robot est équipé de phares pour œuvrer au ramassage après le coucher du soleil, il ne se déplacera pas par temps de pluie ou de grêle. 

    Pendant les 6 premiers mois, le Book bot sera suivi par un surveillant, puis par un opérateur à distance.  « Il s’agit simplement de s’assurer que tout fonctionne comme prévu, et d’observer la réaction des gens », a expliqué Christian Bersch. 

    Pour le moment, le robot dessert uniquement le quartier Old Mountain View et peut atteindre une vitesse maximale de 7,2 km/h.



    La manœuvre est simple et le service, gratuit. Les usagers se connectent sur une plateforme pour planifier un ramassage. Le postier 2.0 enverra ensuite un sms à l'utilisateur pour l'avertir de son arrivée. À l’arrière de l’appareil, le petit coffre peut contenir 5 à 10 articles en fonction de la taille des documents. Une fois le robot de retour à la bibliothèque, un bibliothécaire vide les documents, et le robot lui, repart à la conquête d'autres documents à rendre. 
    Mary Campione, résidente de Mountain View depuis plus de 30 ans, a déclaré qu’il n’était pas surprenant de voir des robots errer dans les rues de la ville Google : « Nous vivons dans l’épicentre de la technologie. Il y a tout le temps des voitures autonomes et des robots dans les restaurants. Alors non, ce n’est pas si surprenant que ça. »
     

    Via Biblio Numericus, Mercury News 
  • L’artiste britannico-jordanienne Julia Ibbini fait des merveilles avec ses compositions de papier qu’elle découpe soigneuse...
    L’artiste britannico-jordanienne Julia Ibbini fait des merveilles avec ses compositions de papier qu’elle découpe soigneusement au laser. Designer et artiste, elle joue de ces deux casquettes puisqu’elle dessine d’abord ses créations à l’aide de logiciels informatiques, avant de leur donner une existence. Du papier à la broderie, fascinant.



    Julia Ibbini est une jeune artiste basée aux Émirats arabes unis. Son travail reflète l’expérience de son multiculturalisme certain, et sa fascination pour les motifs du Moyen-Orient. L’enjeu, « s’inspirer de partout des siècles et des cultures – en utilisant des machines et du code informatique comme moyen de présenter un langage visuel contemporain ».

    « Mon travail découle d’un amour pour les motifs complexes. Il est composé de nombreuses couches de papier d’archives et de mylar découpés au laser, qui sont ensuite soulignés avec des encres et de la peinture audacieuses », explique-t-elle sur son site internet

    « Je suis britannique et jordanienne, mais j’ai vécu la plus grande partie de ma vie aux Émirats arabes unis, le sentiment d’être sans lieu est fréquent, et c’est ce que je veux mettre dans mes œuvres. »
     

    Une ode au motif


    Son travail associe design numérique contemporain et savoir-faire traditionnel pour créer des pièces qui articulent des thèmes d’identité, de lieu et d’appartenance. En effet, l’artiste commence par créer ses compositions à l’ordinateur, puis les découpe au laser dans du papier pour ensuite les juxtaposer et les peindre, les plus souvent dans des tons brillants de rose, bleu, jaune et orange. 

    « Chaque œuvre commence par une seule ligne et un cercle, qui sont ensuite intégrés dans des unités numériques pour constituer des dessins plus volumineux à l’aide de logiciels informatiques. Une fois les dessins terminés, ils sont coupés en plusieurs couches de papier et de mylar à l’aide d’un laser », indique-t-elle.
     


    « Une seule pièce peut prendre des mois à concevoir, des semaines à couper et peut comprendre des centaines de pièces individuelles. Le final est entièrement réalisé à la main, chaque partie étant collée individuellement et combinée avec de l’encre .»
     
    Des œuvres très minutieuses donc puisqu’elle coupe à la main tous les petits détails de ses compositions. « Je suis très attiré est le langage des motifs et des ornements. Chaque ligne, courbe, symétrie partagent des idées et des histoires », reprend-elle.

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    Au cours des 12 derniers mois, son travail a été exposé à LeVine Projects, Art Basel à Miami, Art Show à Los Angeles et enfin à la galerie Diving Bell and a Butterfly à Dubai. Julia Ibbini prépare actuellement une nouvelle exposition « The Sublime Line » avec Jonathan LeVine Projects qui se tiendra du 3 avril au 3 mai 2019 aux États-Unis.  

    Via Colossal
  • Le 31 janvier 2019, une lettre du chanteur et ancien leader du groupe AC/DC, Bon Scott, a été mise aux enchères à Los...
    Le 31 janvier 2019, une lettre du chanteur et ancien leader du groupe AC/DC, Bon Scott, a été mise aux enchères à Los Angeles. Selon le journal The West Australian, la lettre en question a été achetée par l'actuel gouvernement australien (gouvernement McGowan) pour 14.000 $.

    Greg O'Beirne - CC BY-SA 3.0
     
     

    Once upon a time, lors d'une tournée alcoolisée...


    La destinataire du courrier de Bon Scott était l'une de ses anciennes amies : Valérie. Nous sommes en 1978, à Pittsburgh, en Pennsylvanie (États-Unis), en pleine tournée américaine du groupe AC/DC pour la promotion de Powerage, leur 5e album. Après une longue journée, le leader se pose, prend une feuille, un stylo et laisse couler l’encre pour se livrer en trois pages à Valérie, une amie. Il y raconte son quotidien, sans langue de bois.

    Consommation excessive d’alcool, difficultés financières et fatigue sont devenues les difficultés premières des membres du groupe. Sans parler du batteur, Phil Rudd, dont la santé mentale semble se dégrader. Pour Bon Scott, l’idée de « se rendre dans un sanatorium pendant un mois » commence à germer.
     

    Un être “tendre et sensible ”, mais fauché

     
    Adam Trainer, expert en musique locale de la Bibliothèque de l'État de l'Australie-Occidentale, a relevé plusieurs fautes d'orthographe et l'utilisation fréquente d'esperluettes à la place de la conjonction de coordination « et ». Selon lui, cette lettre révélerait une facette plus sensible du leader, qui avait parfaitement compris les aléas du succès.

    « Il existe une perception de Bon Scott — en particulier d'après les paroles de ses chansons — selon laquelle il était une personne malveillante et roublarde », explique le Dr Trainer au West Australian. « Mais cette lettre montre un côté différent, tendre et sensible. »

    Adam Trainer a également été frappé par les problèmes financiers évoqués par Scott. Les membres devaient toucher, selon lui, un salaire hebdomadaire lors des tournées. Cette supposition est basée sur la phrase ci-dessous : « J’ai déjà environ 130 $ de salaire cette semaine, mais il y a environ deux semaines, je devais au groupe environ 70 $ le jour de paie et c’est fou. »

    « Cela montre également que les groupes ont beaucoup d’autres personnes autour d’eux — des agents, des gérants et des exploitants de salles — qui prendraient également une part [de leur salaire] », a ajouté l’expert.
     

    Du pays des kangourous à la scène internationale


    L'expert a également tenu a rappelé que Bon Scott était un émigré australien, originaire de Spearwood (État d'Australie-Occidentale). Avant de partir en Écosse, il était impliqué dans l’industrie musicale locale depuis les années 1960. De plus, il a commencé sa carrière musicale au sein de groupes australiens comme The Spektors ou The Valentines, dans cette même ville, où il a enregistré ses premiers titres.

    La lettre est en ce moment consultable à la Bibliothèque de l'État de l'Australie-Occidentale pour une durée de trois semaines.

    La carrière du groupe de hard rock AC/DC demeure encore dans les mémoires. Leur premier album, High Voltage, remarqué notamment grâce aux titres It’s A Long Way Top The Top et TNT, s’était vendu à 3 millions d’exemplaires aux États-Unis après sa sortie en 1976. Le deuxième album, Dirty Deeds Done Dirty Cheap, s'est vendu quasiment deux fois plus.
     
    Le leader et chanteur Bon Scott est mort en 1980, à l'âge de 33 ans, après une soirée alcoolisée à Londres. Il voulait fêter la fin de l'enregistrement de l'album Répression avec le groupe français Trust. Les médecins ont diagnostiqué une « intoxication alcoolique ».



    via The West Australian

Ressources

► Emission de France 3

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 ► L'actualité littéraire :

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► Les boloss des belles lettres ou la littérature autrement

Résumés d'oeuvres classiques et contemporaines, librement adaptées

 

 

 ► Un outil révolutionnaire

 

 

► Madame Bovary de Gustave Flaubert, raconté par Jean Rochefort